FORMATION EN PSYCHOPATHOLOGIE
Pour appliquer un principe de précaution aux personnes en souffrance qu'ils reçoivent, les psychothérapeutes se doivent d'avoir des connaissances suffisantes en psychopathologie.
Cela est d'ailleurs exigé dans la loi sur les psychothérapeutes dont la négociation sur les décrets d'application va s'effectuer en janvier 2006.
Il est crucial aussi que les différents acteurs du champ psy puissent avoir des références communes et un vocabulaire commun. Mais quelle psychopathologie ? Les avis divergent entre les conceptions psychanalytiques et les thérapies cognitivo-comportementales. Comment s'y retrouver dans tout cela ?
Une formation permet de s'y retrouver et d'accepter la fracture psychanalytique entre névroses et psychoses, avec des cas intermédiaires et de la combiner avec l'utilisation du DSM IV, le manuel statistique des maladies mentales de la psychiatrie américaine, qui s'est mondialisé de fait.
Le DSM IV est parfois décrié comme un outil de catégorisation statistique. C'est ce qu'il est. Mais il n'est pas simpliste du tout. Il permet d'affiner son jugement dans des cas non évidents. En tout cas, il me semble indispensable de le connaitre et de s'y référer en cas de besoin, en prenant un certain nombre de précautions.
Ayant suivi moi-même une analyse freudienne classique pendant plusieurs années, je reconnais l'apport que la psychanalyse m'a apporté. Je suis reconnaissant à l'analyste qui m'a accompagné sur ce chemin.
Cela ne m'a pas empêché de lire en 2005 avec le plus grand intérêt Le Livre Noir de la Psychanalyse, avec quelques frissons dans le dos, pour différentes raisons.
Par ailleurs il me paraissait normal et logique depuis plusieurs années que différentes approches thérapeutiques pouvaient avoir des impacts et des résultats différents, qu'il devait y en avoir certaines mieux indiquées dans tel domaine, et d'autres moins. C'était un des objectifs du rapport de l'Inserm sur son évaluation des différentes psychothérapies, dont il ne faut pas non plus décrier certains aspects fort intéressants, ni en faire un objet de polémique comme cela fut le cas.
Ayant suivi avec passion tout le débat sur la loi sur la psychothérapie, j'ai ainsi pu rencontrer une personne qui peut proposer une formation à la psychopathologie, qui me convienne, et qui soit suffisamment avertie dans les différents domaines, y compris des thérapies humanistes et du développement personnel pour être de bon conseil, sans être de parti pris.
Il s'agit de Bruno Dal-Palu, psychologue clinicien, psychothérapeute intégratif ayant aussi passé un doctorat en psychanalyse avec une thèse sur les dernières recherches de Lacan. Son approche utilise en effet la dernière passion de Lacan, son outil topologique, d'origine mathématique. Lacan avait pris conscience que son approche était trop franco-française, trop liée à un jeu subtil avec les mots. Il a recherché une approche indépendante du langage et de la technique employée.
Cette formation a déjà eu lieu dans le Sud de la France pendant plusieurs années. Elle s'est tenue pour la première fois, à Paris, en 2005, dans mon cabinet. Elle va reprendre en 2006.
Cette formation se tient en deux temps : un premier module de six séances de 3 heures, puis un second module, beaucoup plus long, dont la durée sera définie en fonction des exigences des décrets à venir.
Cette année, j'ai suivi avec enthousiasme le premier module. Nous avons été plusieurs à le complèter ensuite par une séance de supervision, le même jour, pendant le même temps de trois heures. L'avantage est de pouvoir appliquer à chaud ce que l'on vient d'apprendre aux cas qui nous posent question.
J'ai ainsi pu en apprécier la pertinence et l'utilité dans ma pratique professionnelle. J'ai aussi pu découvrir d'autres techniques, d'autres réflexes, d'autres façons de pratiquer qui continuent à m'aider.
Je vous recommande donc chaudement cette formation en psychopathologie.
Nous envisageons de reprendre cela début 2006, probablement selon la formule de l'an passé :
-un cycle de 10 séances de formation à la psychopathologie de trois heures
-une séance de 10 séances de supervision de trois heures
le tout, probablement le samedi, la formation de 15H à 18H et la supervision de 19H à 22H
au 132 rue du Faubourg Saint Denis.
Cout du premier module de six séances : 600 euros, voir formation psychopatho
Idem pour un cycle de supervision de six séances.
Possibilité de dissocier et de prendre soit la formation soit la supervision.
Engagement à prendre sur les six ou douze séances. En cas d'absence, un résumé de la formation est fourni et je peux apporter une assistance dans "le rattrapage" de ce qui a été manqué.
Mise à jour incomplète le 30 décembre 2005